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Flux & Corridors

Commerce, transport et infrastructures

La route du poisson volé : le pillage invisible des eaux sénégalaises par les farine-pétroliers chinois sous licences fictives

La route du poisson volé : le pillage invisible des eaux sénégalaises par les farine-pétroliers chinois sous licences fictives

En surface, le Sénégal contrôle ses eaux territoriales avec une flotte de patrouilleurs et des accords de pêche négociés avec l’Union européenne et des pays tiers. Mais sous la ligne de flottaison, un pillage industriel est en cours. Des navires-usines chinois, officiellement autorisés à pêcher la sardinelle, capturent en réalité des volumes bien supérieurs aux quotas. Le poisson n’alimente pas les marchés locaux : il est transformé en farine animale en Gambie et en Mauritanie, puis exporté vers la Chine pour nourrir des élevages de crevettes.

Narco-sous-marins du Golfe de Guinée : la nouvelle route transatlantique de la cocaïne colombienne vers l’Europe

Narco-sous-marins du Golfe de Guinée : la nouvelle route transatlantique de la cocaïne colombienne vers l’Europe

En mars 2024, un submersible artisanal est découvert échoué dans la mangrove ghanéenne, près d’Axim. À son bord, 800 kilos de cocaïne colombienne, soigneusement emballés. L’opinion publique croit à une saisie fortuite. Mais les documents internes de l’agence anti-drogue ghanéenne que nous avons consultés montrent qu’il s’agit du sixième engin intercepté en deux ans. Une route maritime clandestine est en train de se structurer, reliant directement les cartels colombiens aux réseaux européens, via l’Afrique de l’Ouest, à bord de narco-sous-marins.

Les ports africains sous influence : la bataille mondiale pour le contrôle des terminaux stratégiques

Les ports africains sous influence : la bataille mondiale pour le contrôle des terminaux stratégiques

De Tanger à Durban, de Dakar à Djibouti, les ports africains sont devenus l’un des principaux terrains de compétition économique du XXIe siècle. Derrière les grues, les terminaux à conteneurs et les projets d’extension se joue une lutte beaucoup plus vaste impliquant opérateurs logistiques, fonds souverains, États et grandes puissances. Une question traverse désormais l’ensemble du continent : qui contrôle réellement les infrastructures maritimes par lesquelles transite une part essentielle du commerce africain ?

Qui contrôle réellement les routes commerciales entre le Sahel et les ports atlantiques ?

Qui contrôle réellement les routes commerciales entre le Sahel et les ports atlantiques ?

Depuis plusieurs années, les cartes économiques de l’Afrique de l’Ouest sont en train d’être redessinées. Derrière les projets de corridors routiers, les investissements portuaires et les nouvelles alliances régionales, une bataille discrète oppose États, groupes logistiques, opérateurs portuaires et puissances étrangères autour d’un enjeu stratégique : le contrôle des flux commerciaux reliant les pays enclavés du Sahel aux façades maritimes atlantiques. Loin d’être une simple question de transport, cette compétition détermine l’accès aux marchés, aux ressources, aux recettes douanières et, à terme, à une partie de la souveraineté économique régionale.

Intelligence artificielle : l’Afrique face à une nouvelle dépendance technologique

Intelligence artificielle : l’Afrique face à une nouvelle dépendance technologique

L’Afrique a longtemps occupé une position périphérique dans les grandes révolutions industrielles mondiales. L’intelligence artificielle pourrait modifier cette trajectoire. Elle pourrait aussi, paradoxalement, créer une nouvelle forme de dépendance. Car derrière les promesses d’innovation, de productivité et de modernisation se dessine une bataille beaucoup plus discrète autour des données, des infrastructures numériques et du contrôle des technologies stratégiques.

Les routes invisibles qui font circuler l’économie africaine

Les routes invisibles qui font circuler l’économie africaine

Les statistiques officielles racontent une partie de l’histoire économique africaine. Une autre, tout aussi déterminante, se joue loin des registres douaniers, des bilans commerciaux et des bases de données internationales. Chaque jour, des millions de tonnes de marchandises, des flux financiers et des prestations de services traversent les frontières du continent sans apparaître pleinement dans les chiffres officiels.

La fragmentation numérique mondiale et la bataille des infrastructures africaines

La fragmentation numérique mondiale et la bataille des infrastructures africaines

Les tensions technologiques internationales redéfinissent progressivement la place de l’Afrique dans l’économie numérique mondiale. Les infrastructures cloud, les centres de données, les réseaux télécoms, les satellites et les plateformes numériques deviennent des instruments majeurs de puissance économique et d’influence géopolitique. Cette recomposition transforme le continent africain en terrain de compétition entre les États-Unis, la Chine, l’Europe, les pays du Golfe et plusieurs groupes technologiques internationaux.

Felwine Sarr ou la réhabilitation africaine du droit d’inventer

Felwine Sarr ou la réhabilitation africaine du droit d’inventer

L’entretien accordé par Felwine Sarr sur France Inter dépasse largement le cadre d’une conversation intellectuelle classique. Derrière les références philosophiques, les détours par la démocratie, la dignité, l’économie ou encore la mémoire coloniale, se dessine en réalité une critique méthodique du logiciel politique et civilisationnel imposé à l’Afrique depuis plusieurs siècles. Peu d’intellectuels africains contemporains parviennent aujourd’hui à articuler avec autant de cohérence la question du pouvoir, celle de la souveraineté culturelle et celle de l’émancipation économique sans tomber ni dans le ressentiment mécanique ni dans l’imitation occidentale.

La Chine et l’Inde dans la nouvelle compétition industrielle africaine

La Chine et l’Inde dans la nouvelle compétition industrielle africaine

La Chine et l’Inde intensifient leur présence économique en Afrique à travers une offensive industrielle qui dépasse désormais le simple commerce de matières premières. Pékin et New Delhi cherchent à sécuriser des débouchés industriels, des ressources stratégiques et des corridors logistiques sur un continent devenu central dans les nouvelles recompositions économiques mondiales. Cette rivalité asiatique redessine progressivement les équilibres industriels africains, tout en ouvrant une nouvelle phase de concurrence autour des infrastructures, de l’énergie et des chaînes de valeur manufacturières.

Sahel : la bataille des corridors accélère la recomposition régionale

Sahel : la bataille des corridors accélère la recomposition régionale

Les corridors sahéliens sont devenus un enjeu central pour l’Afrique de l’Ouest et du Nord. Derrière la réouverture des axes reliant le Mali, le Niger ou le Burkina Faso aux façades atlantiques se jouent désormais des questions de souveraineté, de sécurité régionale et de compétition géoéconomique. Le Maroc cherche à accélérer son ancrage atlantique vers le Sahel, tandis que l’Algérie peine à transformer son projet transsaharien en véritable levier régional durable.

Tendances migratoires africaines 2026 gestion sécurité et opportunités

Tendances migratoires africaines 2026 gestion sécurité et opportunités

La mobilité humaine en Afrique s’intensifie dans un contexte de pression démographique, de fragilités économiques persistantes et de recomposition des routes migratoires. Les flux internes dominent largement les mouvements hors du continent, tandis que les politiques publiques oscillent entre contrôle sécuritaire, ouverture partielle des marchés du travail et incapacité structurelle à absorber l’excédent de main-d’œuvre jeune.

Gazoducs africains : le projet marocain redéfinit les équilibres énergétiques

Gazoducs africains : le projet marocain redéfinit les équilibres énergétiques

Le débat sur les corridors gaziers africains s’intensifie à mesure que les projets concurrents avancent à des rythmes différenciés. Contrairement à certaines analyses favorables à l’Algérie, une lecture plus complète met en évidence les limites structurelles du projet transsaharien, tandis que l’initiative marocaine s’impose progressivement comme une option structurante pour l’Afrique de l’Ouest et au-delà.